Les commissions annuelles de suivi de carrière sont toujours attendues par l'ensemble des salarié-es qui espèrent légitimement voir reconnaître leur engagement, leurs compétences, leur fidélité aussi à l'entreprise. Combien sont déçus à la fin de chaque exercice devant le manque de mesures possibles ? Cette année ne dérogera pas à la règle. Mais derrière le cas par cas, ce sont bien les situations salariales collectives qui sont alarmantes !

Des grilles de salaire qui n'ont pas bougé depuis 2017 pour les PTA !

En 10 ans et alors que la NAO devrait permettre de se pencher sur ce point, les paliers de départ des grilles PTA n'ont pas bougé d'un centime. Résultat, les grilles des groupes 2, 3 et 4 commencent sous le SMIC ! Nous voilà avec un accord déjà obsolète !

Le métier de technicien supérieur totalement dévalué !

Conséquence directe, le niveau de recrutement des techniciens (son, vidéo, maintenance) se fait toujours au palier 11 (1857€ +154€ d'indemnité de groupe). Et comme ces métiers concernent beaucoup de salarié-es, rien ne bouge ! La Direction nous affirme être vigilante au moment du passage en CDI, mais c'est loin de suffire !

Un manque de discernement dommageable

Si la politique d'anticipation des automatismes peut s'entendre, son application stricte est à pleurer ! Combien de salariés se voient privés d'un automatisme pour "gagner" à peine 6 mois ? Un gain pour le moins modique, voire négatif puisque la promotion de 7,5% annule l'automatisme à 9%. Pire, ils seront évincés pour des années des futurs commissions, pénalisés par cette promotion au rabais. Nous l'avons dit en séance. Nous attendons de la direction un arbitrage plus juste pour ces débuts de carrière.

Des séances parfois chaotiques

Hélas, le constat est le même chaque année, les salariés ne sont pas tous logés à la même enseigne. Selon leur périmètre, les DRHG qui parlent d'eux et suivent leur carrière présentent les dossiers de manière très hétérogène. Là où certains parlent avec humanité et acuité des hommes et des femmes qui constituent cette maison, d'autres affichent une méconnaissance et une légèreté confondantes. Nous attendons de la DRH Centrale un vrai rôle de régulation. Les erreurs, omissions ou même mensonges volontaires instillent dans les cas étudiés une suspicion de malhonnêteté dans le but, trop souvent, de porter préjudice à des salariés qui ont pu déplaire à leur cadre. Lorsque ces DRHG portent des allégations fallacieuses, apparait alors nettement leur manque d'empathie, et pire leur méconnaissance des personnels dont ils sont responsables. 

Des mesures bien insuffisantes

La direction le reconnait volontiers : les CSC, tout comme les CPS sont un outil managérial. L'équilibre présenté en entrée de séance en témoigne : 75% des mesures sont à la main de la direction. Les syndicats bataillent donc pour seulement 1/4 des mesures. Et encore, vos représentants SUD ont, à plusieurs reprises, pris la direction la main dans le pot de confiture en constatant que sur ces 25%, certaines étaient déjà "fléchées", c'est à dire attribuées à l'avance. On a même entendu une DRHG du réseau dire qu'elle attendait un cas précis pour attribuer une mesure "réservée" à un Parl. Inacceptable et déloyal !

Reste donc l'impression pour les OS de se disputer les miettes et de trop rarement peser dans les décisions. 

Ces CSC/CPS nous permettent malgré tout chaque année de relever des erreurs dans les parcours salariaux ou des prises en compte d'expérience ou diplômes oubliés.

Malgré toutes nos réticences, cette année encore SUD a été en première ligne pour faire valoir les intérêts des salariés, sans clientélisme ni biais syndical.