L'accord télétravail actuel arrive à échéance l'été prochain. La négociation d'un nouveau texte, entamée en octobre, est à présent close. Notre priorité a été d’obtenir un texte plus précis, afin d’éviter les dérives constatées précédemment et de garantir une application homogène dans tous les services. SUD a été particulièrement vigilant sur plusieurs points majeurs :
- Refus que le télétravail serve de levier à la réduction des postes de travail sur site (flex-office). Le télétravail ne doit en aucun cas devenir un outil de réduction des postes de travail.
- Encadrement du télétravail des managers lorsque leur équipe n’est pas éligible au télétravail dans le but d’éviter des situations d’iniquité.
- Garantie d’un équipement fourni par Radio France pour toutes et tous, quel que soit le statut (CDI, CDD, stagiaires, alternants…). Le télétravail doit se faire avec du matériel professionnel fourni par la DTSI, adapté au travail du salarié et sécurisé.
Ce qui ne change pas :
Le télétravail régulier est maintenu dans son volume actuel. Il reste fixé à 2,5 jours par semaine maximum, selon l’organisation du premier accord : une semaine à deux jours, une semaine à trois jours.
Les organisations syndicales et la direction se sont accordées sur deux principes structurants :
- La nécessité de préserver le collectif de travail ;
- L’importance de fonder le télétravail sur le volontariat
Le maintien d’un équilibre entre télétravail et présence sur site est un enjeu central pour l’ensemble des organisations syndicales autant pour la cohésion des équipes que la qualité du travail et la transmission des compétences.
Les nouveautés principales :
- L'obligation de présence sur site de deux jours minimum par semaine, que ce soit pour les salariés à temps plein ou partiel. En cas de congés positionnés partiellement sur une semaine, cette présence reste impérative, pouvant entraîner l'annulation des jours de télétravail.
- Création d’un télétravail occasionnel, pouvant aller jusqu’à 20 jours par an. Ce dispositif répondrait à des besoins ponctuels, tout en respectant les mêmes principes que le télétravail régulier (obligation de deux jours de présence sur site par semaine, plafond de 2,5 jours de télétravail selon la règle d’alternance 2 jours / 3 jours). Il ne fait en revanche pas l’objet d’indemnité.
- Télétravail pour les managers dont les équipes ne sont pas éligibles limité à 1 jour par semaine en télétravail régulier.
- Certaines activités comme le montage, le mixage simple, deviennent éligibles au télétravail, dès lors qu'elles sont réalisables avec du matériel fourni par Radio France permettant de sécuriser l’activité et de garantir la qualité de la production radiophonique ou audiovisuelle. La Direction n'a pas voulu sécuriser davantage ce point en listant précisément les activités et le contexte dans lesquels ce télétravail serait possible.
L’accord télétravail adopté
La position de SUD est désormais connue, puisque, comme toujours et en toute singularité, c'est vous, les adhérents, qui avez pris cette décision en votant très nombreux POUR la signature du texte à une forte majorité (84% pour, 8% contre, 8% d'abstention). SUD a donc signé cet accord, faisant basculer l'adoption du texte, désormais applicable.
Pour autant, SUD restera particulièrement attentif à la mise en œuvre concrète de cet accord dans les services. Le premier accord avait montré ses limites où certaines imprécisions dans la rédaction avaient permis des interprétations divergentes, parfois sources de tensions ou de fragilisation du collectif.
Ce deuxième accord n’aura donc de valeur que s’il est appliqué équitablement et dans l’esprit dans lequel il a été négocié : garantir les droits individuels des salarié·es et maintenir un collectif de travail.

