Agora

Nouvel Accord Collectif : une vingtaine de réunions de négociation sont d’ores et déjà programmées  entre début février et la mi-avril. Seront notamment abordés les volets concernant les musiciens et les CDDU. Ensuite, de la fin avril à la mi-mai, sont prévues une dizaine de réunions dites de relecture. Mais, pour SUD Radio France, ce seront surtout des réunions de négociations et l’occasion de revenir sur le chapitre « emplois et rémunérations » : l’arrêt brutal fin novembre n’a pas permis d’étudier nos dernières propositions et il n’est pas question de laisser en l’état un système qui accorde autant de place à une évolution salariale à la tête du client.

Contrat d’Objectifs et de Moyens 2015-2019 : Radio France se trouve dans une situation financière très critique du fait, ces dernières années, d’une diminution répétée de la dotation, d’une contribution de près de 88M€ au retour à l’équilibre des finances publiques, d’un dérapage des frais de réhabilitation de la Maison de la radio (on est passé de 333 à 584 M€).  C’est dans ce contexte que le nouveau PDG aurait pris la mesure de l’urgence à faire « évoluer » l’entreprise. On imagine déjà de quelles évolutions il s’agit ; les pistes évoquées (fusion d’antennes, attaques contre la production, hypothèses inquiétantes au sein de la Direction de la musique, plan de départs volontaires) sont toutes « réjouissantes ». Et, une fois encore, cette négociation entre la direction de Radio France et les ministères de tutelle (les mêmes qui n’ont pas respecté leurs engagements financiers inscrits au COM précédent), se déroule sans aucune concertation avec les salariés. Comme d’habitude, ils découvriront, avec leurs représentants, à quelle sauce ils seront mangés une fois que tout sera ficelé.

Encore bravo à nos champions du dialogue social.

« Informer, Éduquer, Divertir », plus que jamais ces missions de Radio France, inscrites dans le cahier des charges sont en péril.

Face aux menaces économiques et sociales qui pèsent sur l’entreprise et ses salariés, SUD Radio France ne restera pas les bras croisés. Mais ce combat n’est pas l’affaire de quelques uns ; 2015 doit être une année de mobilisation de tous les salariés de Radio France.