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Le prix de la santé des salariés passe après celui de ce logiciel non abouti ! 


Le nouveau système SIRH dénommé SIRHIUS soulève de nombreuses questions. Depuis son lancement le 6 avril dernier, les bugs sont trop nombreux comme le constatent les utilisateurs-trices.
Les syndicats ont demandé unanimement la tenue d’un CSE Central extraordinaire afin de faire le point avec la direction sur ce sujet. Cette instance s’est tenue le mardi 31 mai dernier.Dès l’ouverture de séance, la direction a reconnu qu’elle avait sous-estimé quantitativement et qualitativement ce nouvel outil. Un démarrage douloureux pour les utilisateurs selon Michel Casciani, le DRH, qui qualifiant le nouveau système SIRH de « Bouzin », reconnaît que certain.e.s. salarié.e.s bossent nuit et jour pour sortir de la vague, et a conscience des difficultés engendrées qui entraînent une surcharge de travail et augmentent le niveau de stress. 

Les experts détachés par SUD-RF ont pu témoigner sur leurs difficultés au quotidien. Ils et elles sont en première ligne et face aux salarié.e.s CDI, CDD, CDDU, pigistes. Ce sont en effet les salarié.e.s dans leur ensemble qui sont affecté.e.s par la mise en place de SIRHIUS et les problèmes sont multiples : la pose de congés n’est pas confirmée, l’envoi de justificatif de maladie est plus que contraignant, le calcul du temps de travail des temps partiel relève de l’acrobatie, etc.

 

Des échanges, il ressort que ce sont les plus précaires les plus mal lotis : certain.e.s n'ayant pas été payé.e.s. 

 

La direction n’a pu qu’acquiescer, puis a présenté un document en séance sur l’évolution du système et la mise en place progressive de certaines fonctionnalités jusqu’à l’hiver prochain, reconnaissant implicitement que le logiciel est loin d’être abouti et pour l’instant incapable de répondre aux particularités de Radio France.

 

Même si la direction s’est engagée à communiquer auprès des salarié.e.s sur les dysfonctionnements de l’outil, communication toujours attendue, les moyens supplémentaires déployés avec l’arrivée de l’outil (une vingtaine de personnes) vont disparaître d’ici septembre.


Cette même direction doit également trouver des solutions pour finir les formations utilisateurs-trices et remplacer les défections dans les équipes projet qui viennent en aide aux gestionnaires qui n’ont que trop rarement des réponses à leurs mails et se retrouvent trop souvent sans interlocuteur au bout du fil de la Hot Line ! 


Il est vraiment impératif que la Direction prenne le problème à la hauteur de sa gravité ! Il faut qu’elle apporte des solutions très rapidement. Et en attendant et face à la charge de travail et aux problèmes techniques, les assistant.e.s de gestion ont besoin de notre bienveillance à toutes et tous !